PROPOSITION XII. Expliquer pourquoy la Trompette ne peut faire les degrez en bas, comme en haut : & pourquoy elle fait l'Octaue dans son premier interualle, la Quinte dans le second, & ainsi des autres. Il faut icy supposer l'experience qui est vniforme par tout le monde, à sçauoir que l'on ne peut faire vt, re, mi, fa, &c. depuis le premier ton de la Trompette, car ceux qui en sonnent font tousiours vt, sol, fa, c'est à dire la Quinte & puis la Quarte en haut : ce qui arriue semblablement aux Cors & aux Trompes. Il faut aussi remarquer que le ton, que l'on appelle ordinairement le premier, ou le plus bas de la Trompette, n'est pas celuy dont [p250] on vse ordinairement, & que i'ay nommé VT, car elle descend encore d'vne Octaue entiere, quoy que plusieurs Trompettes ne le croyent pas, parce qu'ils ne le peuuent faire, ou qu'ils ne l'ont iamais essayé. Or il n'y a nul doute que le vent est autrement poussé & modifié pour faire le second ton, que pour faire le premier, & ainsi des autres, & que celuy qui fait le second a ses reflexions, ou ses retours deux fois aussi vistes que celuy qui fait le premier, comme i'ay demonstré dans les liures precedens. Ce qui arriue à raison du vent qui est poussé auec plus ou moins de violence ou de vistesse, & qui consequemment a ses retours plus ou moins frequens ; de sorte qu'il faut seulement donner la raison pourquoy cette plus grande vistesse fait plustost l'Octaue, & la Quinte &c. pour son premier, & son 2 interualle, qu'vn autre consonance ou qu'vne dissonance, & pourquoy le vent est determiné & contraint à faire deux fois autant de retours au second ton de la Trompette, & trois fois autant au troisiesme, &c. qu'au premier, comme l'on void dans l'estenduë de ses sons. Or ie dis que cela arriue à cause que tous les agens naturels vont tousiours par le chemin le plus court, & le plus aysé quand ils ne sont pas empeschez, comme l'on experimente aux corps pesans qui descendent vers leur centre par vne ligne droite, parce qu'elle est la plus courte de toutes, car chaque chose naturelle se haste tant qu'elle peut d'arriuer à sa perfection, & nous sert d'exemple pour nous faire embrasser le chemin le plus court, le plus seur, & le plus aysé pour arriuer à nostre derniere fin : c'est à dire la charité & l'amour de Dieu, hors duquel l'on ne trouue que des lignes obliques. Et si la nature ne suiuoit le chemin le plus court, elle feroit des mouuemens inutiles, & trauailleroit en vain ; or le chemin le plus aysé, & le plus court qu'elle puisse suiure, consiste à faire l'Octaue pour son premier interualle, & puis la Quinte & les autres qui suiuent dans son estenduë, comme ie demonstre.
Il est certain qu'il n'y a nulle addition plus courte, & plus aysée que celle qui se fait d'vn à vn, d'vn à deux, d'vn à trois, &c. or quand la Trompette passe par les interualles que i'ay expliquez, elle ne fait autre chose que d'aiouster vn à vn, vn à deux, &c. il est donc necessaire qu'elle passe par ces interualles, si l'on ne l'en empesche en la forçant contre son naturel. La maieure est si euidente qu'elle n'a pas besoin d'estre prouuée, si l'on ne veut esclairer le Soleil en plein midy : quant à la mineure elle est tres-aysée à prouuer, car supposé que le son le plus graue, c'est à dire le premier ton de la Trompette se fasse par vn seul retour, ou battement d'air, si l'on adiouste vn autre battement, on fera l'Octaue, & si l'on adiouste encore vn battement aux deux precedens, l'on fait le troisiesme ton de la Trompette, qui est à la Douziesme du premier, & à la Quinte du second. Et puis si l'on adiouste vn battement aux trois precedens, l'on fait le quatriesme ton, qui fait la Quinziesme, ou la double Octaue auec le premier, l'Octaue auec le second, & la Quarte auec le troisiesme. Si l'on adiouste encore vn autre mouuement pour auoir le cinquiesme ton de la Trompette, lequel est composé de cinq battemens d'air, qui se font en mesme temps que le seul battement du premier ton, ou que les deux du deuxiesme ton, &c. il fait la Dix-septiesme maieure auec le premier ton, & la Tierce maieure auec le quatriesme. Et si l'on adiouste vn autre battement aux cinq precedens, l'on fait la Tierce mineure. Par où l'on void que le progrez de la nature est amy de l'harmonie, qu'elle [p251] gouuerne ou dont elle depend : de sorte qu'il semble que la nature ou ses mouuemens ne soient autre chose qu'vne rauissante harmonie, qui nous inuite à considerer la premiere source, dont elle prend sa naissance, c'est à dire à contempler Dieu, qui en est l'Autheur, & à l'aymer sur toutes choses. D'où il est aysé de conclure que l'ordre des Consonances est naturel, & que la maniere dont nous contons en commençant par l'vnité iusques au nombre de six, & au delà, est fondée dans la nature.
L'on peut encore remarquer plusieurs choses pour l'intelligence du Violon : par exemple qu'vn mesme doigt touchant les deux chordes prochaines, à sçauoir la quatriesme & la troisiesme, la 3 & la 2, ou la 2 & la chanterelle fait tousiours la Quinte sur tous les endroits de la touche : & si le Violon estoit autrement accordé, par exemple de Quinte en Quarte, le mesme doigt pourroit faire de perpetuels accords en touchant tousiours deux ou trois chordes, mais il faudroit que le cheualet fust plus bas qu'il n'est, & qu'il imitast celuy de la Lyre, dont ie parleray en vn autre lieu. Quant aux differens tremblemens que l'on peut faire de la main gauche, ie les explique dans le traité du Luth : il faut seulement remarquer que l'on doit vser d'autant de coups d'archet, que de battemens du doigt qui martele, si l'on veut que le martelement soit agreable : mais il faut seulement le faire couler aux tremblemens qui se font sans marteler.
Ie laisse plusieurs autres choses qui meritent des discours particuliers ; par exemple, pourquoy l'on met plustost le baston que l'on appelle l'ame de la Viole, souz le pied du cheualet du costé de la chanterelle, que souz celuy qui soustient la sixiesme chorde, veu qu'estant plus grosse il semble qu'elle a plus de besoin d'estre soustenuë : pourquoy l'ame estant abbatuë la Viole perd son harmonie, & [p194] pourquoy cette harmonie est moindre lors que l'on met l'ame souz les autres chordes, afin de monstrer le rang que l'on peut donner aux Violes entre les autres instrumens, apres auoir remarqué le nom que les Italiens donnent aux six chordes de leurs Violes vis à vis desquels l'on void comme, nous les appellons : D la re sol : SOL, Canto, Chanterelle. Seconde espece de Quarte. A mi la re : RE LA, Sotana, Seconde. Troisiesme espece de Quarte. E mi la : MI MI, Mezana, Troisiesme. Diton C sol vt fa : VT FA, Tenor, Quatriesme. Premiere espece de Quarte. Г re sol : VT SOL, Bourdon, Cinquiesme. Seconde espece de Quarte. D la re sol : RE, Basso, Sixiesme chorde. voicy comme les Italiens marquent cet accord que l'on m'a enuoyé de Rome, lequel enseigne que la Taille & la Haute-contre sont à la Quinte de la Basse, & que le Dessus est à son Octaue : quoy que plusieurs mettent la Taille à la Quarte de la Basse, la Haute-contre à la Quarte de la Taille, & le Dessus seulement à vn ton de la Haute contre : de sorte qu'il faut mettre la chanterelle de la Taille à l'vnisson de la seconde de la Basse, la chanterelle de la Haute-contre à l'vnisson de la seconde de la Taille, & la chanterelle du Dessus à l'Octaue de celle de la Basse pour accorder toutes les parties des Violes […]
Or ce manche est si aysé à comprendre qu'il faut seulement poser les doigts vne ou deux fois sur les sept touches de chaque chorde, & ioindre l'oreille, &, si l'on peut, la voix aux sons qu'elles feront pour ne les pouuoir oublier ; par exemple la chanterelle fera huit sons, dont le premier sera à vuide en la touchant du seul archet, le second son se fera en posant le premier doigt de la main gauche sur la seconde touche marquée par B, car les sept chordes trauersantes marquées dessouz par les sept nombres 1, 2, 3, &c. bornent la longueur des chordes, quelles accourcissent peu à peu de demy-ton en demy-ton, comme l'on void dans les figures precedentes, & dans ces lignes qui en representent le manche. Il faut suiure de la mesme sorte sur les touches C, D, E, F, G & H, qui fait la Quinte auec la chanterelle à vuide, de la vient qu'elle fait l'Octaue auec la seconde à vuide, & que l'on peut accorder toutes les chordes de la Viole par Octaues, puis que l'H de la plus deliée fait l'Octaue auec celle qui suit, lors qu'elle est touchée à vuide : excepté la troisiesme, à raison que son accord auec la 4. toutes deux à l'ouuert n'est que d'vn demy-ton. Mais si l'on veut accorder la Viole par Vnissons, il faut toucher l'F des plus grosses, & celles qui suiuent vers la chanterelle à vuide. Quant aux dieses qui sont sur quelques touches, elles signifient les demy-tons, & representent les feintes de l'Epinette & de l'Orgue : ce que i'ay voulu adiouster en faueur de ceux qui ayment le concert des Violes. Or si l'on veut apprendre aux enfans à chanter tous les demy-tons de la Viole, l'on peut vser de l'echelle que i'ay expliquée dans la pratique de la Musique, comme ie monstre en l'accommodant icy à l'estenduë du Dessus, & de la Basse de la Viole, ausquelles sert le manche precedent, sur lequel l'Octaue est diuisée en treize sons, c'est pourquoy il faut vser de treize syllabes [p204] ou voix differentes ; ce que ie fais en commençant par le D re, qui marque le premier son de la sixiesme chorde à vuide. [Echelle Harmonique composee des degrez Diatoniques & Chromatiques. D re - x - E mi - F fa - x - G sol - x - A la - B fa - ♮ ni - C sol].
Cançion a la reyna de Françia. […] tocan los clarines. Los clarines tocan. trompas y caxas. tocan tocan tocan. trompas. Y caxas tocan. tocan tocan. trompas y caxas.
Vnos consideran las palabras conforme a la cosa q[ue] significan. Como quando deziamos Dios, Angel, &c. Otros, segu[n] el valor de sus letras, como tro[m]pa, resonando, fra[n]co: los q[ue] siguen la primera opinio[n], siguen el spiritu y contemplacion de las cosas: los que aprueuan el sonido tienen solo cuenta co[n] el oydo.
Chanson des Sereines […] A sa trompe accordez vos voix Pour chanter d’un grand Roy la louange immortelle. On voit de la mer sortir […] Le chœur des sœurs Nereides […] Tethys s’arreste à la voix De Glauque, qui de ses doigts Touche les nerfs d’une Lyre : Allons son chant escouter, Il me semble lamenter […]
PROPOSITION X. Expliquer toutes sortes de Trompes & de Cors, & particulierement ceux qui seruent à la Chasse. I'Explique les instrumens à Bocal apres les Flustes, parce qu'ils me semblent les plus simples, car ils n'ont que deux trous : à sçauoir celuy par où l'on pousse le vent, & celuy par où il sort. Les Bergers vsent de ces Trompes & de ces Cors en prenant des cornes de belier, ou de bœuf, qu'ils coupent par le petit bout, afin de faire le trou de l'emboucheure, dans lequel ils mettent vn baston de sureau percé & creusé, qui leur sert de porte-vent & de bocal ; ce qui est si facile à comprendre qu'il n'est pas besoin d'en donner la figure. Quelques-vns vsent de morceaux de bois, ou de pieces de poterie faite en façon de cornes pour le mesme suiet : car il suffit que l'on imite les sons des cors de chasse ou de la Trompette. A quoy l'on peut rapporter les differentes [p245] industries des enfans, qui imitent ces instrumens auec des tuyaux, ou des tiges d'oignons, & auec plusieurs autres choses qu'ils trouuent creusées, & propres pour ce suiet. Quant aux cornes de Belier, les Hebrieux en vsoient pour annoncer leurs Iubilez de cinquante en cinquante ans : ce qu'ils faisoient, à ce que l'on dit, en souuenance du belier qui parut à Abraham dans le buisson en eschange du sacrifice qu'il vouloit faire de son fils Isaac, dont on aura plus de lumiere en lisant ce que l'Escriture dit du Iubilé & de son origine, qui vient de la diction יובל Iobel, laquelle signifie vn belier. Mais il est difficile de sçauoir si ceux qui auertissoient du Iubilé sonnoient de cette corne en la tenant dans la main, ou s'ils l'entoient sur quelque canal ou porte-vent : quoy qu'il en soit, nous sçauons que l'on vsoit de sept Trompettes, ou de sept Cors [p246] pour annoncer le Iubilé, comme on list au 6. chapitre de Iosué, où Dieu commande que les Prestres sonnent desdites Trompettes autour de Iericho pour en faire tomber les murailles.
Or il suffit icy d'expliquer tous les Cors de chasse, dont on a coustume d'vser, d'autant que ie parleray apres des Trompettes. Les quatre figures precedentes les representent tous, car A B monstre la figure du grand Cor, & C D celle du Cor à plusieurs tours, mais il n'est pas si vsité que l'autre. La Trompe E F, qui n'a qu'vn tour, est la plus vsitée, c'est pourquoy ie l'ay mise auec son Enguicheure L, M, G, H 1, 2, 3. Les cordons qui ont des houppes pendantes attachées aux points L & M, & ceux qui sont marquez par K & I seruent pour eslargir, & pour estressir l'enguicheure à proportion du corps de celuy qui porte le Cor & qui en sonne. Les autres cordons G 3, & H 2 tiennent la Trompe en estat par le moyen des trois anneaux 1, 2, 3. N O represente le troisiesme Cor, que l'on appelle ordinairement le Huchet : & la cinquiesme figure P O fait voir le Cornet de Poste, que l'on ioint sur le corps auec le cordon R. Où il faut remarquer que ces Cors n'ont que deux parties considerables, à sçauoir leurs emboucheures A, C, E, N, que l'on fait d'argent, de cuiure, de corne, de bois, ou de telle autre matiere que l'on veut : & leurs pauillons B, D, F, O. Les emboucheures s'appellent bocals, ou bouquins, comme ie diray encore an traité des Cornets à bouquin, & des Serpents, & s'entent tellement dans le corps des trompes, qu'on les oste aysément quand on veut.
Quant à l'estenduë de leurs tons [celle des Cors], elle est differente selon l'adresse & l'habileté de celuy qui en sonne, car il se rencontre des Chasseurs qui leur donnent autant d'estenduë comme à la Trompette, dont ie parleray apres. Les tons qui seruent à la chasse sont descrits par le Fouilloux dans le liure de la Venerie chapitre 43. c'est pourquoy ie n'en veux pas parler : quoy que l'on puisse y remarquer plusieurs choses, dont il ne s'est pas auisé : par exemple, à sçauoir si les tons (dont il vse pour appeller & aduertir les Chiens) sont plus propres que les autres, dont la trompe est capable. Si la diction Tran, dont il se sert pour exprimer les sons du Cor, est la meilleure de toutes celles qui se peuuent imaginer pour ce suiet : si cet instrument est plus propre pour la chasse que ceux qui ont des anches, comme les Haut-bois, ou que ceux de percussion, comme les Cloches ou les Tambours. Si les sons du Cor ont plus de rapport & de sympathie auec l'ouye, & l'imagination des chiens, que le son des autres instrumens : Si l'on peut inuenter des instrumens, dont les sons fassent venir & appriuoiser toutes sortes d'animaux farouches, comme quelques-vns estiment, particulierement si on les appelloit par les noms qu'Adam leur imposa : quoy qu'il n'y ayt à mon aduis nul son qui soit plus propre pour les faire venir où l'on veut, ou pour les arrester, que celuy qui imite leurs cris & leurs voix, comme l'on experimente aux apeaux des Cerfs, des Sangliers, des Cailles & de plusieurs autres animaux terrestres & volatiles.
Mais ie laisse toutes ces difficultez pour parler de la maniere dont on vse pour sonner du Cor ; ce qui se fait en embouchant son Bocal, que l'on presse contre les levres, soit en le mettant à l'vn des costez de la bouche, ou au milieu : or il faut que le bout de la langue entre dans le Bocal, afin d'y conduire le vent, qui se perd si l'on ne ferme bien fort tous les endroits des levres où le Bocal ne touche pas ; de là vient qu'il est difficile de sonner de cet instrument [p247] quand on à perdu les dents aux lieux où l'on applique le bocal, parce que le vent se perd aysément par le lieu de la breche qui manque de dent, & ne peut estre assez bien retenu par la seule force des levres. Apres que l'on a embouché le Cor, on peut en sonner en trois ou quatre manieres, à sçauoir en imitant simplement le vent d'vn soufflet, comme il arriue aux sons qui coulent sans estre animez : & puis en remuant la levre qui est dans le Bocal, ce que l'on fait en deux manieres, dont la premiere consiste à faire deux sons d'vn seul coup, ou mouuement de levre, & l'autre depend d'autant de coups ou de mouuemens de levre, comme l'on fait de sons differens, ce qui anime dauantage les sons : encore que l'on n'vse pas du mouuement de la langue, dans lequel consiste la plus excellente maniere de sonner de la trompe, & de tous les autres instrumens à vent, car lors que la langue martele chaque son, l'instrument imite la voix humaine & la parole, d'autant qu'il articule ses sons : ce qu'il faut remarquer pour toutes sortes d'instrumens à Bocal, & mesme pour les autres qui sont plus ou moins susceptibles de toutes ces emboucheures & de ces mouuemens, que l'on peut transporter sur les tuyaux des Orgues par le moyen de plusieurs industries, qui peuuent rendre leurs sons beaucoup plus agreables. Mais l'on entendra encore mieux tout ce qui appartient aux Cors, par ce que ie diray de la Trompette dans les discours qui suiuent.
COROLLAIRE Si les Chasseurs veulent auoir le plaisir de faire des Concerts à quatre ou plusieurs parties auec leurs Cors, il est assez aysé, pourueu qu'ils sçachent faire les tons iustes, & qu'ils proportionnent tellement la longueur & la largeur de leurs Trompes, qu'elles gardent les mesmes raisons que les tuyaux d'Orgues : par exemple, si le plus grand Cor à six pieds de long, il fera le Diapente en bas contre celuy qui aura 4 pieds de longueur : ie diray ailleurs si leurs largeurs doiuent estre en raison Sesquialtere. Et si l'on adiouste vn troisiesme Cor long de trois pieds, il fera la Quarte contre le second, de sorte que les trois feront vn Trio parfait, & toucheront les trois principales chordes du premier mode : ausquels il sera aysé d'en adiouster trois ou quatre autres pour faire les autres accords. Il y a plusieurs autres choses qui concernent les Cors, dont nous parlerons apres ; i'adiouste seulement qu'on les peut faire de chrystal, de verre, de terre, de pierre, &c. & que les Facteurs y peuuent ioindre vne grande quantité d'industries qui les feront autant admirer que les autres instrumens.
PROPOSITION XII. Expliquer pourquoy la Trompette ne peut faire les degrez en bas, comme en haut : & pourquoy elle fait l'Octaue dans son premier interualle, la Quinte dans le second, & ainsi des autres. Il faut icy supposer l'experience qui est vniforme par tout le monde, à sçauoir que l'on ne peut faire vt, re, mi, fa, &c. depuis le premier ton de la Trompette, car ceux qui en sonnent font tousiours vt, sol, fa, c'est à dire la Quinte & puis la Quarte en haut : ce qui arriue semblablement aux Cors & aux Trompes. Il faut aussi remarquer que le ton, que l'on appelle ordinairement le premier, ou le plus bas de la Trompette, n'est pas celuy dont [p250] on vse ordinairement, & que i'ay nommé VT, car elle descend encore d'vne Octaue entiere, quoy que plusieurs Trompettes ne le croyent pas, parce qu'ils ne le peuuent faire, ou qu'ils ne l'ont iamais essayé. Or il n'y a nul doute que le vent est autrement poussé & modifié pour faire le second ton, que pour faire le premier, & ainsi des autres, & que celuy qui fait le second a ses reflexions, ou ses retours deux fois aussi vistes que celuy qui fait le premier, comme i'ay demonstré dans les liures precedens. Ce qui arriue à raison du vent qui est poussé auec plus ou moins de violence ou de vistesse, & qui consequemment a ses retours plus ou moins frequens ; de sorte qu'il faut seulement donner la raison pourquoy cette plus grande vistesse fait plustost l'Octaue, & la Quinte &c. pour son premier, & son 2 interualle, qu'vn autre consonance ou qu'vne dissonance, & pourquoy le vent est determiné & contraint à faire deux fois autant de retours au second ton de la Trompette, & trois fois autant au troisiesme, &c. qu'au premier, comme l'on void dans l'estenduë de ses sons. Or ie dis que cela arriue à cause que tous les agens naturels vont tousiours par le chemin le plus court, & le plus aysé quand ils ne sont pas empeschez, comme l'on experimente aux corps pesans qui descendent vers leur centre par vne ligne droite, parce qu'elle est la plus courte de toutes, car chaque chose naturelle se haste tant qu'elle peut d'arriuer à sa perfection, & nous sert d'exemple pour nous faire embrasser le chemin le plus court, le plus seur, & le plus aysé pour arriuer à nostre derniere fin : c'est à dire la charité & l'amour de Dieu, hors duquel l'on ne trouue que des lignes obliques. Et si la nature ne suiuoit le chemin le plus court, elle feroit des mouuemens inutiles, & trauailleroit en vain ; or le chemin le plus aysé, & le plus court qu'elle puisse suiure, consiste à faire l'Octaue pour son premier interualle, & puis la Quinte & les autres qui suiuent dans son estenduë, comme ie demonstre.
Delante de los ya dichos pajes yva tan grand moltitud e ruydo de atabales, tronpetas bastardas e ytalianas, chirimías, tanborinos, panderos e locos, e ballesteros de maça, e otros ofiçiales de diversas maneras, que no avíe persona que una a otra oyr se pudiesen, por çerca e alto que en vno fablasen. Y entre los otros, yva una copla de tres ministreles de duçaynas, que muy dulçe e acordadamente sonavan. Los quales de la cámara del dicho Condestable fueron vestidos de jubones de muy fino terçiopelo azul, sobre los quales levavan ropas de muy gentil florentín verde, bien fechas; en sus cuellos muy lindos collares, bien obrados, de muy fina plata, e muy bien calçados.
E acabadas las bísperas, el señor Condestable cavalgava en un gentil cavallo de la gineta, con un muy rico jaez, e los señores de la yglesia mayor asymismo, que ya tenían allí prestas sus mulas, e asy todos los otros cavalleros e escuderos e otras gentes, e yva [el Condestable] a la dicha Fuente de la Peña en esta manera: Primeramente, todos los maestresalas e los ministreles de gaytas yvan en la delantera, tañiendo, aconpañados de todos los niños de la dicha çibdad, que a esta fiesta se ayuntavan allí; en pos de los quales yva un atabalero, con los atabales e las cherimías de la çibdad en el tañer acordados; e en pos dellos yvan dies de cavallo, de dos en dos, en muy ordenada manera. E en pos dellos yvan todos los otros atabaleros muy acomodadamente tocando con los quales yban veynte cavalleros, de dos en dos, como dicho es. E tras los dichos atabales e cavalleros yvan todos los tronpetas bastardas e ytalianas de su señoría, e en pos dellos treynta cavalleros, pareados en muy gentil orden segund dicho es. E salidas las tronpetas con los cavalleros en la dicha forma, luego yva el señor Condestable aconpañado de todos los otros cavalleros de la çibdad, e delante del yban sus ministreles tañiendo las chirimías e duçaynas [...].
E luego [día de San Juan Bautista], los tronpetas bastardos e ytalianos, cavalgando en sus cavallos, e los atabaleros en sus mulas en ordenada manera tocando, dos oras antes que amanesçiese, davan una buelta por la çibdad, eçitando o recordando los cavalleros a cavalgar; de donde bolviendo a la dicha puerta de palaçio, estavan tañiendo fasta quel dicho señor Condestable se levantava y cavalgava media ora antes que amanesçiese, muy gentilmente vestido y tocado a la morisca, en un byen lindo cavallo de la gineta arreado de un rico jaes dorado, con un paje en pos de sy en otro cavallo enjaesado de otro rico jaes dorado. E con los cavalleros que fasta aquella ora se avían recogido e le estavan aguardando a la puerta de su posada, e con los dichos tronpetas y atabales tañiendo delante, salía por la puerta de Santa María. E tomando el camino del río, con todos los dichos cavalleros, se enrramava de muchas flores y ramos.
Pero parece q[ue] no viene a proposito, porq[ue] q[ue] tiene q[ue] ver Trito[n] tro[m]peta de Neptuno tocando vna corneta en medio de vna culebra? Ninguna cosa hallára Alciato a su proposito mas conuiniente, lo qual se vera explicandola, para lo qual auemos de saber q[ue] Trito[n] fue tro[m]peta de Neptuno [...] refiere Plinio lib. 9. cap. 5. q[ue] sie[n]do Tyberio Emperador de Roma le embiaro[n] a dezir los de la ciudad de Lisboa en vna embaxada q[ue] auia[n] hallado en vna cueua vn pece destos tocando vna trompeta de concha. Estauan los Tritones como refiere Macrobio lib. 1. cap. 8. de los Saturnales puestos en lo alto del templo de Saturno con vnas trompetas [...] porq[ue] la tro[m]peta es señal de la fama, y alabança. La serpiente enroscada significa el mundo, como ya esta dicho en la Emblema 1. donde se podran ver las razones. Luego poniendo en medio desta culebra, que significa el mu[n]do, al trompeta Triton tocando la tro[m]peta es dar a entender q[ue] la fama de los ho[m]bres doctos es immortal [...] como aqui lo significa Alciato. (Triton tubicen Neptuni) Triton trompeta de Neptuno (comprenditur medio orbe serpentis) esta cercado, y cogido en medio del circulo, y redo[n]dez de vna serpiente [...]
Et es eis quasi Carmen musicum, quod suaui, dulcique sono canitur, & audiunt verba tua, & non faciunt ea. O Profeta mio, dize Dios, que tu, y tus sermones soys para este pueblo, como vn cantar musico, que se canta al son de vn instrumento bien templado. La glossa dize: Cantilenae fabulosae audiuntur ad delectationem, non ad aedificatione[m]. Vereys vn musico q[ue] va cantando en vn instrumento bie[n] te[m]plado las Hazañas del Cid Ruy Diaz: la tonada es graue, el musico diestro, el instrume[n]to sonoroso […] sacaron de la tonada, que oyeron la admiracion, no la imitacion: esso es lo que dize Dios: Et es eis quasi carmen musicum. Predicador mio, tu predicacion, y tu soys para este pueblo, como vn cantar musico, no sacan mas de la admiracion, no la imitacion: y esto se prueua con que los predicadores al son de la musica que hazemos en los pulpitos, os vamos ca[n]tando: y contando las hazañas de vn Lorenço, como fue quemado […] Dize Dios: o que se ha hecho mi palabra, como vna cancion, que no se saca de los sermones mas de la admiracio[n], no la imitacion […] Los setenta dixeron: Et es eis quasi vox psalterij, como voz del psalterio. El Targhum Gerosolimitano: Et es eis quasi canticu[m] organorum. Profeta mio, eres para esta gente como vn organo; en el qual ay muchas vozes; vnas baxas, otras tiples, otras tenores: ya haze musica, vnas vezes con las delgadas, que las pone en el cielo: ya con vozes baxas, que suspende[n]; ya saca otro registro, ya toca trompetas: assi anda variando; pero el oyente no lleua de aquella musica mas de la admiracion, y bien lo hizo; assi los predicadores somos vn organo de varias vozes: vnas vezes predicamos en familiar, para amonesta [=amonestar]: ya leuantamos en contraalto, para aterrar: ya sonamos como trompeta para despertar: ya nos enternecemos para hazer llorar; y al cabo no se saca del sermon mas de la admiracion.
Oydos / ay q[ue] admitte[n] dissona[n]cias por consona[n]cias: y suffre[n] / golpes, q[ue] no son, p[ro]porciones musicales. Ha[n] de ser / pues a los juezes de las co[n]sona[n]cias los oydos artiza / dos, y exercitados e[n] buena y mucha Musica. Dize / el philosopho, q[ue] de aq[ue]llo podemos ser juezes q[ue] / bie[n] sabemos. El q[ue] no oyo sino golpes d[e] tro[m]petas: / mirad como juzgara rectame[n]te Musica d[e] flautas, / o de otros excele[n]tes instrume[n]tos. […] Esta condicion [aprobar o no una consonancia] es que vni / forme y suauemente suene al oydo ya dicho.
[...] si la [música] que agora se vsa por no ser tan formada no la queremos llamar musica, no podemos negar que del todo lo dexe de ser, y falte su parte de armonia en las caxas que llaman de ata[m]bores y trompetas y otros instrumentos que en la guerra se traen, co[n] los quales no solo los hombres pero aun los cauallos se animan y esfuerçan [...]
[...] y no es menester citar vno a vno los testigos pues los exercitos de los Lacedemonios, escriue Plutarcho, que con musica se animaua[n] en la batalla y si la [música] que agora se vsa por no ser tan formada no la queremos llamar musica, no podemos negar que del todo lo dexe de ser, y falte su parte de armonia en las caxas que llaman de ata[m]bores y trompetas y otros instrumentos que en la guerra se traen, co[n] los quales no solo los hombres pero aun los cauallos se animan y esfuerçan: [...]
[…] den e paguen a los menestriles e atabales lo que se han ocupado el domingo veinte e dos del presente […] lo que se convenieron [los capitulares] con los dichos menestriles e atabales e trompetas se lo den de la fábrica.
Mandaron [los capitulares] al señor raçionero francisco lopez mayordomo de la fabrica que de veinte ducados de oro que son syete mill e quinientos maravedises a los menestriles altos que son sacabuches e chirimias e tronpetas e atabales e tanborinos.
E tenían el viento a su voluntad, e así que en su poder era de nos saltear quando quisiesen; e nos, no aviendo mandamiento de vatalla, antes sy posyble fuese de socorrer a Gaeta sin vatalla, e nos esforçándonos de nos tirar a viento e navegar fasta ysla de Ponçe, e el Rey sienpre nos seguía cerca, e las galeas suyas sienpre yvan tras nosotros. Al qual Rey envié vn tronpeta myo pidiendo por merced a su magestad rreal quél no me quisiese dar estorbo, antes nos dexase andar a Gaeta, ca la nuestra comunidad non querría guerra.
Sigvese otro tiento de medio registro de dos tiples de septimo tono, vt y sol, por gesolrreut, del genero diatonico, cuyo diapason es arithmetico, y comiença dende desolrre sograve punto de mediacion, subiendo, y cantando: re, mi, fa, sol, re, mi, fa, sol. Como son de naturalezas tan distintas, las vozes superiores destos discursos de medio registro, respecto de las inferiores, por andar aquellas (esto es los tiples) en el lleno del organo, y estas (esto es los baxos) en el flautado: o al reves, si los discursos son de dos baxones; los tiples en el flautado, y los baxos en el lleno o trompetas, y no poderse mezclar vnas con otras, andando las inferiores sobre las superiores, o a la contra; segun y como se puede hazer en la musica de canto de organo, de dos o tres tiples, contralto &c. en la qual el segundo tiple suele hazer oficio de contralto poniendose debaxo del en muchas ocasiones: por tanto es necessario, que estos dichos discursos de dos tiples, o de dos baxones sean a cinco vozes, y no menos en manera alguna: para que quando callaren los dos tiples, queden canta[n]do tres vozes en el flautado; y el tiple segundo no pueda tener, ni tenga transito al flautado, para efecto de hazer oficio de contralto, cosa tan fuera de proposito, como algunos que poco saben an querido intentar.
Añafil. Género de trompeta, igual y derecha sin bueltas, de que usavan los moros; eran de metal, como las demás, y las reales de plata. Dize el padre Guadix que en arábigo se dize nafir, y vale los mesmo que trompeta. Diego de Urrea dize ser especie de trompeta, dicha en su terminaci ón arábiga ennefiru, del verbo befere, que sinifica llamar con espanto y alboroto […]
Atabal. Por otra nombre dicho atambor o caxa, por ser una caxa redonda, cubierta de una parte y de otra con pieles rasas de bezerros, que comúnmente llamamos perganinos, al son de los quales el cmpo de mueve, o marchando o peleando […] y díxose atabal por el sonido que haze tocando, aunque en razón de la forma redonda podría ser nombre hebreo […] También sinifica los instrumentos de regozijo que se tocan a los juegos de cañas y fiestas. Éstos no tienen más que una haz y llevánlos en bestias […] Con los atabales andan juntas las trompetas, como con los atambores los pífaros, y uno y otro vocablo tiene un mesmo origen.
Chirimía: Instrumento de boca, a modo de trompeta derecha sin vuelta, de ciertas maderas fuertes, pero que se labran sin que tengan repelos porque en los agujeros que tienen se ocupan casi todos los dedos de ambas las manos. Tomó este nombre del griego ((((, ((((((, manus y es menester para tañer la chirimía manos y lengua y aún traer bragas justas por el peligro de quebrarse, como traían los tibicines antiguos y los pregoneros. Y así no es mal consejo para ministriles y aun para cantores, el andar recogidos y abrigados. En la copla de los chirimías hay tiples contraltos y tenores, y los tiples no tienen llave para los puntos bajos; acomódanse con el sacabuche que tañe los contrabajos. El Brocense, chirimía, de (((( et (((((, ((((((((((.
El uso de las flautas, que por lo dicho parece haberse inventado en los campos, se trujo al poblado y usaban de ellas en diferentes ocasiones los gentiles, principalmente en sus sacrificios, como se ve esculpido en algunas piedras antiguas, en los juegos públicos y en los convites y festines y también, en tono triste, se tañían las flautas en las obsequias. De todo esto hace mención Ovidio, libro 6, Fastorum.
En las obsequias de los hombres de cuento y fama, táñanse trompetas y clarines, pero a las de los niños y doncellas flautas con son moderado y blando, para significar la ternura y el dolor de los que habían llegado a la edad de ser conocidos por sus famosos hechos y heroicas virtudes. Y parece haberse usado lo mismo en tierra de Palestina, por lo que cuenta San Mateo, cap. 9, del aparato que había para enterrar la doncella hija del archisinagogo, diciendo: […].
[…] Después de las primeras flautas de caña, se usaron otras de cicuta, hierba venenosa, por tener el tallo hueco y los niños la hacen sonar como trompeta; y tómase la una flauta por la otra. Virgilio, égloga 2. Advierte que de fístula se dijo fistolete, que vale tanto como cañoncillo, y corruptamente decimos pistolete; es muy mal pisto para el que probare. Hiciéronse después las flautas de box, torneando su madera y agujerándola, que es sólida, caso como de hueso, y tan pesada que se hunde en el agua: y por eso le dan varios atributos debajo de la significación de flauta. […]
Hicieron también de los huesos de las grullas flautillas, de donde tomaron el nombre de tibias, por ser de las cañas o huesos de las piernas destas aves, de que hoy se hacen los pífaros, que tañen juntamente con los atambores de guerra; y dijéronse pífaros del sonido que hace el labio arrimado al agujero del pífaro y soplando en él, pif. En las comedias usaron las flautas, y llámanlas dextras y sinistras; porque en los cuernos del teatro donde se representaba, estaban en una parte o en otra, o en ambas los tibicines o copla de menistriles; como si dijésemos, tañían a un coro o a dos coros[…]
Trompeta. Instrumento conocido bélico, de metal, y porque es volteado se dijo así del verbo francés tromper, que vale voltear alguna cosa. Trompeta, el mesmo que la tañe, latine tubicen, de tuba, que vale trompeta.
trompeta. Instrumento conocido bélico, de metal, y porque es volteado se dijo así del verbo francés tromper, que vale voltear alguna cosa. trompeta, el mesmo que la tañe, latine tubicen, de tuba, que vale trompeta.
Así que no solamente tronpetas, e tanborinos, e ministreles de chirimías, e locos, e otros ofiçiales de diuersos ofiçios que demás de los suyos de todas partes avíen concurrido, como fasen los buitres al olor de la carne, más muchos otros naturales de la dicha çibdad e de su casa, ouieron e alcançaron buena parte del aguinaldo y estrenas, e todos fueron contentos e bien satisfechos a su voluntad.
Solamente reçitaré cómo la noche de la dicha fiesta de los Reyes el dicho señor Condestable mandó correr la sortija, delante de su posada, e por tal que la dicha fiesta mayor autoridad e onor reçibiese, él por sy mismo salió a la correr, aconpañado de muchos cavalleros e gentiles onbres, bien a tres oras de la noche, con muchas antorchas e tronpetas e atabales, e mandó poner çiertas sedas para que qualquier cavallero o gentil onbre que metiese la lança por la sortija ganase quatro varas de seda para un jubón.
Delante de los ya dichos pajes yva tan grand moltitud e ruydo de atabales, tronpetas bastardas e ytalianas, chirimías, tanborinos, panderos e locos, e ballesteros de maça, e otros ofiçiales de diversas maneras, que no avíe persona que una a otra oyr se pudiesen, por çerca e alto que en vno fablasen. Y entre los otros, yva una copla de tres ministreles de duçaynas, que muy dulçe e acordadamente sonavan. Los quales de la cámara del dicho Condestable fueron vestidos de jubones de muy fino terçiopelo azul, sobre los quales levavan ropas de muy gentil florentín verde, bien fechas; en sus cuellos muy lindos collares, bien obrados, de muy fina plata, e muy bien calçados.
E dicha la misa, bolviéronse a su posada, bien por aquella manera que primero avíen ydo, con tanta gente y estruendode tantas tronpetas y atabales, e los otros estormentos, que no paresçia syno que se vinye el mundo abaxo.
E allende de las otras limosnas que de cada día suele faser en estas fiestas de su magnífico matrimonio, fiso muy muchas, asy a yglesias e monesterios como a otras personas religiosas e de otros estados que lo avían bien menester. Pues tronpetas, ministreles de duçaynas e cherimías, atabaleros, tanborinos e pandereteros e locos e truhanes, tañedores de cuerda e otras personas de más actoridad, asy como trobadores e otros que en tales fiestas e de semejantes señores de estado acostunbran e suelen reçebir, que a las dichas fiestas avían concurrido, ¿quién podía numerar las merçedes e dádivas de jubones de seda e ropas de finos paños, e dineros e otras cosas que les mandó dar?
Y asy llegó al lugar do estava puesta la sortija, aconpañado de muchos cavalleros e tronpetas e atabales e chirimías e espingarderos e boses e gritos e muchas antorchas, con el mayor estruendo e roydo del mundo.
Y el dicho señor se retrayó a una cámara que está al otro cabo de la sala. Y dende a poco salió de la dicha cámara con dos pajes muy bien vestidos, con visajes e sus coronas en las cabeças, a la manera de los tres reyes magos, y sendas copas en las manos, con sus presentes. Y asy movió por la sala adelante, muy mucho paso e con muy gentil contenençia, mirando el estrella que los guiava, la qual yva por vn cordel que en la dicha sala estava. E asy llegó al cabo della, do la Virgen con su fijo estava, e ofresçió sus presentes con muy grant estruendo de tronpetas e atabales y otros estormentos. Y esto asy fecho, retrayóse a la dicha cámara, do salió vestido de otra manera. Y luego tocaron las chirimías e començó a dançar con la señora condesa e doña Juana, su hermana, e después otros gentiles onbres e pajes e donsellas, e desque ovyeron un rato dançado e baylado, troxieron la colaçión e retrayóse a dormyr.
Pasadas las fiestas ya dichas, por quanto Pedro de Alfaro e Teresa Mexia, vna donsella, criada e parienta de la señora condesa, estavan desposados, ordenó que se velasen e después de le aver dado muy rico e gentil axuar, y los novios aver vestido de muy finas sedas e paños de lana, mandó conbidar todos los señores de la yglesia mayor, e los cavalleros, justiçias, regidores e jurados e escuderos e dueñas e doncellas de la dicha çibdad. Domingo que fueron quinze días deste dicho año [1462] partieron de la posada del dicho señor condestable, levando él la novia de braço, e la señora condesa, con muchos tronpetas e chirimías; e fueron a la yglesia mayor de Santa María, bolvióse con los novios para su posada, do estavan las mesas e aparadores en punto [...].
Primeramente venían quatro pares de atabales e dies o dose tronpetas, e luego dose cavalleros en gentiles cavallos bien guarneçidos, con falsos visajes e vnas jaquetas cortas pardillas, de muy fino paño, coronadas las cabeças, sus lanças en las manos.
E a una ora de la noche [ceremonial de la fiesta de la Navidad], que para aquello algunos de los regidores e jurados e cavalleros e escuderos e mercadores e otros çibdadanos de la dicha çibdad eran venidos, los tronpetas e atabales e cherimías tocando delante del señor condestable, desçendía de arriba. E entrando en la dicha sala, su merçed con los susodichos jugavan a los dados […].
E venida la ora de maytines, en començando a tañer en la eglesia mayor, el dicho señor, con las señoras condesa e dona Guiomar e las otras señoras, yvan a maytines a la dicha yglesia mayor, los tronpetas e cherimías tocando delante […].
E para esta noche mandava que se fisiese la estoria del nasçimiento del nuestro señor e salvador Ihesu Cristo e de los pastores en la dicha eglesia mayor, a los maytines, segund a la fiesta y nasçimiento de Dios, nuestro señor, se requería e requiere. E acabado todo lo susodicho, su señoría, con las dichas señoras, los tronpetas e cherimías tocando, se bolvían a su posada […].
Venida el alva, otro día de Pascua [ceremonial de la fiesta de la Navidad], todos los tronpetas e atabales e cherimías e cantores, cada quales por sy, muy dulçemente tocando, davan el alvorada en esta manera: los tronpetas e atabales en el corredor de la sala de arriba, e los cherimías e cantores e otros ystrumentos más suaves e duçes dentro, en la dicha sala, a la puerta de la cámara donde el dicho señor condestable durmía.
Y como tañían a misa de terçia [ceremonial de la fiesta de Navidad], su señoría, con las señoras dichas, se adereçavan muy onradamente e yvan a misa, aconpañados de todos los gentiles onbres de su casa e de la dicha çibdad, con munchos tronpetas e cherimías e locos e otros ofiçiales, que a la sasón no falleçían. Los quales tronpetas e cherimías tocavan a tienpos, así al tiempo que andava la proçesión como al alçar del Cuerpo de nuestro señor Dios; e aun asy mesmo quando el preste salía a dezir la misa. La qual acabada, el señor condestable, con las dichas señoras, se bolvían a palaçio en la orden que avían ydo. E venidos entrávanse en la sala de abaxo, donde estava aparejado la mesa e aparador de plata para comer. E venido el tienpo de comer, asentávase a la mesa e trayen el manjar, con los tronpetas e atabales e cherimías tocando e tañiendo delante. Y asy fasían a la copa e a cada manjar que trayan […].
E los capellanes, al tienpo del dar agua a manos, bendisían las mesas, al prinçipio e al fin. Y desque avían comido [ceremonial del día de la fiesta de Navidad] e alçados los manteles, los chirimías e los otros ystrumentos tañían muy dulçemente altas e baxas e dançavan los gentiles onbres e pajes. E desque avían un rato dançado, el dicho señor [condestable] mandava levantar la mesa e dançava con la señora condesa, e el comendador de Montizón con doña Juana, su hermana, e las otras damas con quien su señoría mandava; e dançavan todos una ora o más. E acabando de dançar, mandava cantar cosantes e rondeles, en los quales él e la señora condesa e todas las otras damas e gentiles onbres andavan por una grand pieça, y esto acabado mandava traer colaçión para todos. E acabada de dar, ya era ora de bísperas e yvase a ellas, aconpañado de todos los gentiles onbres e otras gentes de la çibdad: los tronpetas e cherimías tocando delante. E dichas, bolvióse a su posada […].
E a la noche [de la fiesta de Navidad], venido el tienpo del çenar, con las señoras ya dichas desçendíase a la sala de abaxo, con los tronpetas e atabales e chirimías tocando e tañiendo delante, donde todas las cosas estavan adereçadas para la dicha çena […].
El segundo día de Pascua [de Navidad], que es la fiesta de Sant Estevan, y el terçero y quarto, que son días de Sant Juan Apóstol y Evangelista e de los Ynoçentes por la mañana, todos los tronpetas y atabales, cherimías e cantores, davan asy mesmo el alvorada por la orden que el día pasado. E el dicho señor yva a misa con las dichas señoras. E en estos días avía algunos conbidados de los cavalleros e dueñas de la çibdad, y fasíanse todas las cosas, asy en yr y venyr a la yglesia como en el serviçio de la mesa y en el dançar e cantar e dar las colaçiones, e en todas las otras cosas, por la orden e manera quel primero día de Pascua; salvo que en las noches avía momos y personajes.
El dia de la fiesta de la Çircunçisión de nuestro señor Jesucristo, que es el día de año nuevo, asy mesmo el señor Condestable yva a bísperas la vigilia a la yglesia mayor. E a la noche, en la sala de abaxo encendían braseros e ponían mesas para jugar a los dados; e jugava con esos cavalleros e mercaderes que venían a jugar, así como la nochebuena. Y otro día los tronpetas y ministriles davan el alborada e yva a misa, y después comía y çenava y dançava con aquellos actos y çirimonias que los días pasados de pascua. Y así pasava todos estos días dando muchas dádivas, e fasiendo limosnas, e aviendo mucho placer.
E este dicho día, su señoría, con todas las señoras, yva a misa de terçia a la yglesia mayor, los tronpetas e chirimías delante tañendo. E acabada la misa, se venya a palaçio en la orden que avía ydo y entrávase en la dicha sala de abaxo, donde estavan aparejadas las mesas e aparadores de plata, para él e para todos los conbidados […].
E después todos los capellanes e sacristanes se asentavan en la orden y manera que se acosunbrava asentar en sus cabildos e traían de comer con los tronpetas e atabales e cherimías tocando delante, e asy a cada manjar e la copa […].
E a la noche, venido el tienpo de çenar, venían todos los dichos conbidados que avían comido. E desque ya era tienpo, el dicho señor condestable, con las dichas señoras, desçendía de arriba a la sala de abaxo, con los tronpetas e chirimías, donde todas las cosas estavan en punto, e asentavanse todos a la orden que a la mañana e bendisían la mesa e trayan los manjares segund ya es dicho. E desque avían çenado, alçavan las mesas e vancos, e dançavan e cantavan. E despues venían momos, los quales para esa noche estavan adereçados. E desque avían dançado, mandava traer colaçión. E luego se despidían los conbidados […].
E el día de la dicha fiesta [de los Reyes], los tronpetas e cherimías e cantores davan el alvorada, como los días de Pascua, a la puerta de la cámara donde durmía. E desque era tienpo, yva a misa de terçia con las dichas señoras condesa e doña Guiomar e las otras señoras e damas a la dicha yglesia mayor con los dichos tronpetas e cherimías. Los quales tocavan en la eglisia, a la proçesión, e quando sacavan la Verònica, e quando la adoravan, segund e en la manera que el día de Pascua […].
E luego trayan de comer con los tronpetas e atabales e cherimías, como en las otras fiestas. E desque todos los maestresalas, uno en pos de otro, benían a la dicha sala con el aguamanos, levantávanse todos en pie, e sus capellanes bendisían la mesa. E asy mesmo en fin de comer. E desque avían comido, los maestresalas alçavanlas las mesas, e los cherimías e los otros ynstrumentos tañían, baxas e altas, e dançavan los que lo sabían faser. Y después el señor condestable y la señora condesa dançavan un rato, e cantavan en cosante, como ya otras veses es dicho. Y después de la colaçión, subíase arriba con las dichas señoras, y dende a poco yva a bísperas.
Y desque estavan en punto, cavalgavan todos a la guisa en sus cavallos de la brida e muy bien guarneçidos, sus lanças en los muslos. E venían de dos en dos muy bien ordenados, los tronpetas e atabales e cheremías tocando e tañiendo delante […].
E desque su merçed avía çenado, subía con la señora condesa e las otras señoras e damas a la torre de su palaçio, e los cherimías tañiendo en la dicha torre. E luego venía a la calle Pero Gomes de Aguilar, su vallestero de maça, a cavallo, a la guisa, su lança en el muslo, e los tronpetas tocando delante con muchas hachas de çera e muchos faraones ençendidos delante del [...].
E esto acabado, el dicho señor Condestable, con las dichas señoras, descendíase de la dicha torre, las tronpetas e cherimías tocando delante, e salía a la calle, al estrado que estava puesto. E luego venían algunos momos que para esta noche estavan adereçados. Y desque los momos avían dançado, dançava el señor Condestable con la señora condesa. E asy sus hermanos, e todos los otros gentiles onbres e damas. Y dado fin al dançar, venían todos los ortelanos de la çibdad con paveses e armaduras de cabeça, e trayan muy grandes calabaças en las manos [...].
Domingo de Pascua florida, por la mañana, yva [el condestable] a maytines a la yglesia mayor; e acabados los maytines, viníese a dormir. E venida el alva, los tronpetas e atabales e chirimías e cantores dávanle el alvorada a la puerta de su cámara. E asy los otros dos días de Pascua, como la de Navidad. E desque tañían a misa de terçia, yva con las dichas señoras a misa a la yglesia mayor, con los dichos tronpetas e cherimías […].
El qual prestamente venía de la Madalena, aconpañado de los dichos ortelanos, los quales trayan sus paveses e capotes vestidos, e puestas las capillas para el conbate, e algunos dellos e los espingarderos dentro en el dicho castillo, para lo defender, con los tronpetas e atabales tocando delante. E venían dando muchas gritas, e faciendo muy grande roydo; e los espingarderos faciendo muchos tiros [...].
El día de Pascua del Espíritu Santo, asy mesmo, los tronpetas e atabales, cherimías e cantores, davan el alvorada en la puerta de la cámara del señor Condestable, el qual con las señoras yva a misa de terçia, e se syrvía la mesa con las çirimonias de las otras pascuas. E asy todas las otras cosas en aquella misma manera [...].
E acabadas las bísperas, el señor Condestable cavalgava en un gentil cavallo de la gineta, con un muy rico jaez, e los señores de la yglesia mayor asymismo, que ya tenían allí prestas sus mulas, e asy todos los otros cavalleros e escuderos e otras gentes, e yva [el Condestable] a la dicha Fuente de la Peña en esta manera: Primeramente, todos los maestresalas e los ministreles de gaytas yvan en la delantera, tañiendo, aconpañados de todos los niños de la dicha çibdad, que a esta fiesta se ayuntavan allí; en pos de los quales yva un atabalero, con los atabales e las cherimías de la çibdad en el tañer acordados; e en pos dellos yvan dies de cavallo, de dos en dos, en muy ordenada manera. E en pos dellos yvan todos los otros atabaleros muy acomodadamente tocando con los quales yban veynte cavalleros, de dos en dos, como dicho es. E tras los dichos atabales e cavalleros yvan todos los tronpetas bastardas e ytalianas de su señoría, e en pos dellos treynta cavalleros, pareados en muy gentil orden segund dicho es. E salidas las tronpetas con los cavalleros en la dicha forma, luego yva el señor Condestable aconpañado de todos los otros cavalleros de la çibdad, e delante del yban sus ministreles tañiendo las chirimías e duçaynas [...].
Y dende, a la puerta de Baeça e por la calle que va a Sant Pedro e de allí a Sant Bartolomé, fasta palaçio donde los tronpetas e atabales e ministreles e cantores, con muy grande estruendo, tocavan e tañían e cantavan, fasta quel dicho señor se retraya a su cámara. E otro día, martes, avía algunos conbidados, e se fasían todas las otras cosas a la mañana e a la noche en la orden que en los otros días de las fiestas susodichas se acostunbrava faser.
E luego [día de San Juan Bautista], los tronpetas bastardos e ytalianos, cavalgando en sus cavallos, e los atabaleros en sus mulas en ordenada manera tocando, dos oras antes que amanesçiese, davan una buelta por la çibdad, eçitando o recordando los cavalleros a cavalgar; de donde bolviendo a la dicha puerta de palaçio, estavan tañiendo fasta quel dicho señor Condestable se levantava y cavalgava media ora antes que amanesçiese, muy gentilmente vestido y tocado a la morisca, en un byen lindo cavallo de la gineta arreado de un rico jaes dorado, con un paje en pos de sy en otro cavallo enjaesado de otro rico jaes dorado. E con los cavalleros que fasta aquella ora se avían recogido e le estavan aguardando a la puerta de su posada, e con los dichos tronpetas y atabales tañiendo delante, salía por la puerta de Santa María. E tomando el camino del río, con todos los dichos cavalleros, se enrramava de muchas flores y ramos.
E a la noche, venido el tienpo de çenar, venían todos los dichos conbidados que avían comido. E desque ya era tienpo, el dicho señor condestable, con las dichas señoras, desçendía de arriba a la sala de abaxo, con los tronpetas y chirimías, donde todas las cosas estavan en punto […] E desque avían çenado, alçavan las mesas e vancos, e dançavan e cantavan. Es despues venían momos, los quales para esa noche estavan adereçados. E desque avían dançado, mandava traer colacçión. E luego se despidían los conbidados […]
Symbolos se dizen tambien las señales, mas son aquellas, que como en cifra dan a entender alguna cosa, y son en la guerra las que se llamaron entre los Latinos Tesseras [...] y segun Onosandro, son necessarias, para que entendidas vna vez las señalus [=señales], fuesse comun lenguage a todos los que de diferentes naciones se suelen juntar en los exercitos; y tambien para que el enemigo estando cerca, no pueda entenderlo, como seria quando con sonido de atambor, o trompetas se mandasse algo[...]Pegmas es otro nombre que se ha dado a las Emblemas, por la semejança que tienen con aquellas; las quales eran vna representacion que se hazia con figuras mudas en vna fabrica quadrada de madera[...] Desta manera de representacion con solo figuras se vso mucho; no solo en estas Pegmas, sino en las que se llamaron Orchestras, que son las da[n]ças del verbo Griego, que significa saltar, que es lo mismo que dançar; y estas se hazian con solo meneos: y porque lo principal era con las manos, llamò a las destos dançadores Casiodoro, manos habladoras, y que sus dedos tenian lenguas; cuyo silencio era clamoroso, y la exposicion callada
Hizo señal la música de trompetas y chirimías que salían el rey y los infantes al sitial de sus assientos, y luego salieron al tablado muchos violones y el maestro de dançar con ellos, y, dando lugar los menestriles a los instrumentos, se abrieron dos puertas y se empezó una gallarda máscara; Salieron dançando en la primera pareja, la señora doña Sofía y la señora doña Luisa de Benavides [...]
Esta aue que aqui pinta Alciato dize el Maestro que es la que los Indios Mexicanos llaman Alcatraz [...] (habet rostrum instar nasi) tiene el pico como nariz (multiforisq[ue] tubae) y como tro[m]peta de muchos agujeros.
(Faunus ait) dize Fauno (cernens turmas fugientes), viendo las esquadras, que huìan (effuso agmine) desbaratado el exercito (quis nunc inflat cornua mea?) quien toca mis bozinas? Para entendimiento desto auemos d[e] saber q[ue] Pa[n] fue Capita[n] de Baccho, y el primero que inuentò el exercito, y esquadron en la guerra, y le llamò, Phalange, instituyò lo que los Latinos llaman en los exercitos cornu dextrum, et sinistrum, y por esta causa le atribuyeron las bozinas y cornetas [...] Otros dizen que peleando Pan contra los Titanes, hallo esta concha torzida, con la qual le pintan aqui de la qual vsaua en lugar de trompeta.
Pero parece q[ue] no viene a proposito, porq[ue] q[ue] tiene q[ue] ver Trito[n] tro[m]peta de Neptuno tocando vna corneta en medio de vna culebra? Ninguna cosa hallára Alciato a su proposito mas conuiniente, lo qual se vera explicandola, para lo qual auemos de saber q[ue] Trito[n] fue tro[m]peta de Neptuno [...] refiere Plinio lib. 9. cap. 5. q[ue] sie[n]do Tyberio Emperador de Roma le embiaro[n] a dezir los de la ciudad de Lisboa en vna embaxada q[ue] auia[n] hallado en vna cueua vn pece destos tocando vna trompeta de concha. Estauan los Tritones como refiere Macrobio lib. 1. cap. 8. de los Saturnales puestos en lo alto del templo de Saturno con vnas trompetas [...] porq[ue] la tro[m]peta es señal de la fama, y alabança. La serpiente enroscada significa el mundo, como ya esta dicho en la Emblema 1. donde se podran ver las razones. Luego poniendo en medio desta culebra, que significa el mu[n]do, al trompeta Triton tocando la tro[m]peta es dar a entender q[ue] la fama de los ho[m]bres doctos es immortal [...] como aqui lo significa Alciato. (Triton tubicen Neptuni) Triton trompeta de Neptuno (comprenditur medio orbe serpentis) esta cercado, y cogido en medio del circulo, y redo[n]dez de vna serpiente [...]
Tomòlo Alciato de vna fabula de Esopo, el qual cuenta que vnos soldados captiuaro[n] vn trompeta, y viendose preso, y captiuo començò escusarse, diziendo que no auia muerto a nadie en la guerra, ni sabia exercitar las armas, ni desembayno espada para herir a alguno. Los soldados le respondian por tanto has de morir, porque no sabiendo pelear despiertas, prouocas, y enciendes los otros a la batalla, porque para esto siruen las trompetas, y los demas instrumentos bellicos [...] (Turba victrix) vn esquadron vencedor (tenet captiuu[m] in carcere tetro) tiene captiuo en vna carcel, y masmorra obscura (praecomen) a vn trompeta (perflantem classica lituo) que incitaua, y hazia señal de guerra con la trompeta, o clarin [...] ellos le respondiero[n] (quin ipse timidissime) antes tu muy cobarde (peccas magis) pecas mas (qui cies alios in arma) que despiertas los otros a las batallas, y armas (clangore aeris) con el canto de la trompeta.
[...] (Quod peluis aerea) porque la campana de metal. (Renocet mente vigilem) llame y despierte. (Ad superos) a los altos Dioses y a contemplar las cosas del Cielo: y por esto nos llaman a los officios Diuinos con el sonido de las campanas, para q[ue] nos despertemos a considerar las cosas altas, profundas y Diuinas. Siruen para despertar nuestro entendimiento, como el atambor, la trompeta, el pifano, y todos los demas instrumentos bellicos para despertar al buen soldado, y dar animo al que no es muy animoso. Y porque desto siruen las campanas, las ponen en las torres de las Iglesias. Con ellas hazen señal a missa, con ellas nos llaman a Sermon, y al sonido de ellas se leuantan los Religiosos a sus horas. Son ornamento muy grande, autorizan las fiestas, regozijan los pueblos, en los quales muchas vezes se tocan quando vienen enemigos, para que se aperciban a la defensa. Tocanse para los difuntos, para que con el sonido de ellas nos acordemos que auemos de morir, como el muerto, por quien se tocan. Con el sonido de ellas se deshazen los ñublados dañosos, se juntan [a] apagar los incendios y fuegos que suceden.
La primera manera d[e] musica se llama frigia o bachica: q[ue] se puede llamar acerca de nosotros furiosa: por la propriedad q[ue] tiene d[e] ynflamar y encender los coraçones en furia e yra: dandoles esfuerço para que denodadamente acometan los peligros de las batallas: y desta musica se vsa en las tro[m]petas y atabales: en las chirimias y sacabuches: en los atambores e pifaros: en los clarines y dulçaynas / de q[ue] se vsa en la guerra.
No reprouaron estos insignes varones esta musica que se tañe con la boca sino en personas generosas: que bien conceden que es prouechosa para en tiempo de guerra adonde se tañen trompetas y sacabuches dulçaynas e pifaros y otros ynstrumentos bellicos que animan a los que pelean. Como demostro vna vez aquel ynsigne musico Thirtheo: que viendo que los lacedemonios con quien estaua / yuan de vencida peleando contra los messenios: tomo el y otros sus compañeros trompetas y flautas / y tañero[n] co[n] ta[n]ta efficacia q[ue] hizieron boluer co[n] ta[n]ta fortaleza y esfuerço a pelear a los lacedemonios que de vencidos fueron vencedores.
Buccina, ae, pen.cor. Bozina para tañer, o trompeta. […] buccino ; as ; pen.cor. avi. Tañer con aquella bozina, Buccinator, oris. Tañedor de bozina. El Trompeta, que es el que la tañe. Buccinum, i, pen. Cor. La bozina.
Buccina, ae, pen.cor. Bozina para tañer, o trompeta. […] buccino ; as ; pen.cor. avi. Tañer con aquella bozina, Buccinator, oris. Tañedor de bozina. El Trompeta, que es el que la tañe. Buccinum, i, pen. Cor. La bozina.
Tengase gran quenta con la calidad del auditorio, para el modo de dezir con aspera, ò blanda boz, aspero, ò blando, suave y sumiso modo de reprehe[n]der, que en este sentido declara un ho[m]bre muy docto aquello de Esaias. Quasi tuba exalta vocem tuam. Do[n]de el Hebreo en lugar de Exalta, pone un verbo, que quiere dezir entonar: pues luego como la trompeta no se tañe siempre en un punto y tono, que diferenteme[n]te suena para el juego de cañas, ó para un rebato, que en una procession de diciplinantes: assi conforme el auditorio se á de templar la boz, y modo de reprehender: al vulgo a gritos, y porrazos: al auditorio noble, con blandura de boz, y eficacia de razones: a los Reyes, casi en falsete, y co[n] gra[n] sumission.