[…] Si nous considerons, que les effects susdicts [de la musique] doiuent estre raportez aux Modes, ou [comme aucuns disente)aux Tons de Musique, comme à la partie principale, & à la cause formelle de la musique; combien deuons nous estimer d’auantage les Modes ou Tons […], lesquels proprement & essentiellement produisent lesdits effects?
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Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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Comme aux corps naturels, l’ame est le commencement & la cause de tous mouuements naturels: ainsi […] au corps de Musique, la Mode est le commencement & la source de tous les effects & operations d’icelle: d’autant que c’est la partie formelle de la musique […] & partant a plus de force, & puissance, les moye (n) s plus propres, & plus excellents, pour attirer avec plus d’efficace les cœurs & affections des hommes (en quoy consiste le principal effect de la musique) que nulle autre partie d’icelle.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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C’est ceste partie [le mode]diuine (comme dict Ciceron tertio de Oratore) qui penetre iusques a l’ame, rauit les esprits, change les affections; en somme, c’est elle qui produit les effects admirables, qui se lisent & racomptent de la musique.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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[…]les ancie[n]s ont tousiours deferé aux Modes toute la force de la Musique. Ce que font aussi les autheurs plus modernes […] qua[n]t ils attribue[n]t à chacune Mode sa qualité & son effect particulier.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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[…] toute l’eschole des Musiciens ne resonne & ne vous bat les oreilles d’autre chose plus souuent, que de la qualité, nature, & effect des Modes de Musique: L’vne est graue, l’autre legere; & ainsi, selon leur diuerse qualité, plaisent aussi à diuers, suyua[n]t les diuerses humeurs & co[m]plexions des personnes.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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[...] toute l’energie & la force de la Musique est referée aux Modes, pour produire diuers effects. La raison de cecy est que la Mode (co[m]me a esté dict) est l’ame & la partie formelle de la Musique, de laquelle (comme de sa source) elle doit tirer sa propriété, sa force et tous ses effects : Quia forma dat esse rei.
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[…] La force de la musique est attribuée aux Modes, veu qu’il faut user de diuerse[s] Modes, pour produire diuers effects.
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De mesme opinion [que Pythagore] estoit Platon, ce diuin Philosophe, lors qu’il bannit de sa republique les Modes Iönique, & Lydienne, pour estre trop lasciues & effeminées : commandant de retenir seulement la Mode dorienne, Phrygienne, & aucunes autres, les effects desquelles estoient plus virils, honnestes, & vertueux […]
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Comme aux corps naturels, l’ame est le commencement & la cause de tous mouuements naturels : ainsi […] au corps de Musique, la Mode est le commencement & la source de tous les effects & operations d’icelle : d’autant que c’est la partie formelle de la musique […] & partant a plus de force, & puissance, les moye[n]s plus propres, & plus excellents, pour attirer avec plus d’efficace les cœurs & affections des hommes (en quoy consiste le principal effect de la musique) que nulle autre partie d’icelle.
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C’est ceste partie [la mode] diuine (comme dict Ciceron tertio de Oratore) qui penetre iusques a l’ame, rauit les esprits, change les affections ; en somme, c’est elle qui produit les effects admirables, qui se lisent & racomptent de la musique.
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[…] Si nous considerons, que les effects susdicts [de la musique] doiuent estre raportez aux Modes, ou (comme aucuns disent) aux Tons de Musique, comme à la partie principale, & à la cause formelle de la musique ; combien deuons nous estimer d’auantage les Modes ou Tons […], lesquels proprement & essentiellement produisent lesdits effects ?
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[…] les ancie[n]s ont tousiours deferé aux Modes toute la force de la Musique. Ce que font aussi les autheurs plus modernes […] qua[n]t ils attribue[n]t à chacune Mode sa qualité & son effect particulier.
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Diuerses modes causent diuers effects en la musique.
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[…] toute l’eschole des Musiciens ne resonne & ne vous bat les oreilles d’autre chose plus souuent, que de la qualité, nature, & effect des Modes de Musique : L’vne est graue, l’autre legere ; & ainsi, selon leur diuerse qualité, plaisent aussi à diuers, suyua[n]t les diuerses humeurs & co[m]plexions des personnes.
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Il faut neantmoins auoüer que l'on peut trouuer des regles si certaines, que l'on ne manquera iamais à faire de bons chants sur toutes sortes de sujets, pourueu que l'on entende la lettre ; car si le Musicien François qui n'entend que sa langue vouloit mettre de l'Espagnol ou de l'Italien en Musique, il ne pourroit pas accommoder la note à la lettre. I'auoüe qu'il est difficile de trouuer & de pratiquer les regles dont nous parlons, dautant qu'elles requierent vne parfaite connoissance de la nature des sons, & de leurs interualles, & des passions & affections que l'on desire exciter ou appaiser. Mais peut-estre que cette connoissance n'est pas impossible, soit que les anciens l'ayent euë, comme tiennent ceux qui croyent qu'Aristote, Plutarque, & les autres Autheurs ne proposent rien des especes & des effets de la Musique que ce qui est veritable, & qui disent que les Grecs auoient la connoissance du temperament des auditeurs, de la nature des passions, & des interualles ; ou que lesdits anciens n'ayent point eu d'autre connoissance que nous, ou plustost qu'ils ayent moins connu dans la Musique que les Maistres qui composent maintenant, & qui enseignent la pratique & la theorie de l'Harmonie, comme croyent plusieurs, qui ne deferent pas tant aux anciens que les autres. Car puis que l'inuention des regles pour faire de bons chants dépend de la raison, du iugement, & de l'experience, il faudroit que nous fussions dépourueus de ces facultez, & instrumens, si nous ne pouuions rien establir que par emprunt des anciens, dont ie ne veux pas icy parler dauantage, dautant que i'ay fait vn discours particulier pour examiner s'ils estoient plus sçauans que nous dans la Musique, & s'ils faisoient de meilleurs Chants, & de meilleurs Concerts.
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Ie laisse vne infinité d'autres Exemples, afin d'adiouster les mouuemens mesurez, que i'explique auec les deux caracteres ordinaires dont on vse pour marquer les brefues, & les longues dans toute sorte de Poësie, comme l'on fait pour marquer ce vers Trochaique, dont les longues syllabes ont cette petite ligne droite − pour leur signe, & les brefues ont ce demicercle ∪ :
il faut donc remarquer que le temps brief est dans les mouuemens ce que le point est dans la Geometrie, ou l'vnité dans les nombres ; & que le premier pied, ou mouuement est composé de deux temps brefs ; le second d'vn temps bref & d'vn long, & ainsi des autres qui suiuent, dont les douze premiers sont simples, & les vnze derniers sont composez, car quant aux autres qui sont composez d'vn simple & d'vn composé, ou de deux composez, ie n'en veux pas parler, d'autant qu'ils ne sont autre chose qu'vne repetition des precedens, ou qu'ils doiuent plustost estre nommez vers, ou metres, que pieds ou mouuemens. Or bien qu'au lieu du temps brief l'on mette deux, quatre, ou huit temps si courts qu'ils ne durent pas dauantage que le temps bref, & qu'ils ayent vne autre grace, & d'autres effets bien differens, neantmoins ils sont pris pour vne mesme chose à l'egard de l'espece du temps, ou du mouuement, comme il arriue lors que pour la minime, qui signifie la premiere partie du pied iambique, l'on met deux noires, quatre crochuës, huict doubles crochuës, ou seize triples crochuës, dont ie parle ailleurs.
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Mais auant que de resoudre si l'on y peut ioindre le ieu des Violes, il faut considerer tous les ieux que l'on y pratique maintenant. Et premierement le ieu commun, qui est le fondement des autres, peut estre appellé ieu fondamental, auquel on adiouste quelquefois vn semblable ieu à l'vnisson, ou vn autre à l'octaue, afin de le rendre plus remply d'harmonie, & afin qu'il ayt vn plus grand effet dans les concerts & sur les auditeurs.
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PROPOSITION XXI. Expliquer les nouuelles inuentions que nostre siecle semble auoir adiousté à l'Epinette & aux Clauecins.
Il semble que ceux de l'autre siecle n'ont point eu de Clauecins, ny d'Epinettes à deux ou plusieurs ieux, comme nous en auons maintenant, qui ont quatre ieux, & quatre rangs de chordes, & que l'on nomme Eudisharmoste, dont le plus grand respond au 12 pieds de l'Orgue, le second est à l'Octaue, le 3 à la Douziesme, & le 4 à la Quinziesme en haut, soit qu'ils n'ayent qu'vn clauier, ou qu'ils en ayent deux ou trois. L'on peut encore y adiouster vn nouueau ieu à la Tierce maieure, ou plustost à la Dixiesme ou Dix-septiesme maieure, qui sont les repliques de ladite Tierce : ce qui pourroit seruir à la speculation de la nature, en considerant pourquoy deux chordes qui sont à la Quinte n'azardent, & quel effet ont celles qui font la Tierce soit maieure ou mineure, &c. Or encore qu'il n'y ayt que quatre ieux dans l'Eudisarmoste, neantmoins on les varie en plusieurs manieres suiuant le nombre des combinations, conternations & conquaternations qui se peuuent faire de quatre choses differentes, dont i'ay parlé fort amplement dans le liure des Airs & des Chants.
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Il y a encore plusieurs autres choses dans cette tablature [du Clauecin] qui doiuent estre considerées, & particulierement quantité de tremblemens, qui enrichissent la maniere de ioüer, & y apportent des charmes, qu'il est difficile de s'imaginer si l'on ne les a entendus : neantmoins l'on s'en peut figurer vne bonne partie par le discours que i'ay fait des tremblemens du Luth.
Ie laisse plusieurs choses qui appartiennent à l'Epinette, par exemple que l'on en peut mettre deux ou trois sur vne mesme table ; qu'on les peut faire descendre aussi bas que les plus grosses pedales de l'Orgue : que la diuision du ton, ou de l'Octaue en douze demy-tons esgaux ne peut seruir à cet instrument, à raison que son accord depend de la seule tension des chordes, & se iuge par l'oreille, sans que la veuë ou le toucher y puissent remedier, si ce n'est que l'on suppose des chordes tres-esgales & inalterables, & que l'on vse de poids pour les tendre suiuant les proportions harmoniques dont i'ay parlé dans la tablature des sourds, qui monstre plustost la possibilité de cet effet que sa realité & son existence. Il y a semblablement plusieurs choses à considerer dans l'alteration que font les differentes impressions de l'air sur les chordes, & dans la diuersité des sons qui depend de la diuersité des mines dont on tire le cuiure & les autres metaux pour faire les chordes.
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PROPOSITION III. Determiner si l'on doit adiouster vne cinquiesme chorde aux Violons pour en tirer vne parfaite Harmonie, & enquoy consiste la perfection du beau toucher.
L'on pourroit monter les Violons de cinq chordes, ce qui feroit peut-estre quitter les ordinaires à quatre chordes, comme l'on a quitté le Rebec qui n'en auoit que trois, qui auoient l'estenduë de la Douziesme, si tost que le Violon a esté inuenté, auec lequel on va iusques à la Seiziesme. Or puis que le Violon semble estre le plus parfait, & le plus excellent de tous les autres instrumens tant pour la varieté de ses diminutions, de ses syncopes, de ses liaisons, de ses feintes, & de ses beaux chants, que pour l'admirable agréement [p183] des mouuemens differens que l'on n'auoit pas encore trouuez, il ne seroit pas hors de propos d'y adiouster vne cinquiesme chorde, afin qu'il eust vne assez grande estenduë pour tous les modes ; car l'on ne peut toucher que trois ou quatre modes sur les quatre chordes du Violon, à sçauoir le septiesme, qui commence en F vt fa, & le neufiesme, qui commence en G re sol vt, dont la fin finale tombe sur la quinte en bas.
Quant aux autres modes, ils sont defectueux, d'autant qu'ils ont leur cheute finale à la Quarte, qui fait le mode plagal, qui n'a pas de bons effets : par exemple le premier mode, qui est dans C sol vt fa est imparfait sur le Violon, parce que sa cheute se fait à la Quarte, c'est à dire sur son plagal D la re sol. Il arriue la mesme chose à E mi la, ou au 5. mode, qui est fort propre pour la tristesse, & pour les esleuations d'esprit : de sorte que l'on ne peut se passer de la cinquiesme chorde, si l'on veut pratiquer les douze modes sur les Violons, si ce n'est que l'on vse de transposition, qui leur est fort naturelle. Mais puis que l'on prise d'autant plus chaque instrument, qu'il fait plus de varietez auec moins de chordes, & que l'on ne touche quasi que la chanterelle & la seconde des Dessus de Violon, cette cinquiesme chorde n'est pas necessaire, & mesme l'on peut assez bien ioüer auec trois.
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[…] ie reuiens au rang que les Violes tiennent entre les autres instrumens. Or il est tres-aysé d'entendre la Tablature de la Viole, qui se fait auec les lettres de l'alphabet mises sur six lignes, comme nous auons veu dans celle du Luth, au lieu desquelles les Italiens se seruent de nombres, & commencent [p195] en haut par la Basse, que nous mettons la derniere ; mais les notes qui sont dessouz les lignes vis à vis des lettres font comprendre cecy plus clairement qu'vn long discours, car elles signifient & monstrent toute l'estenduë de la Viole par ♮ quarre laquelle est d'vne Dix-neufiesme.
L'on peut encore marquer cette tablature sans regles & sans notes, par les nombres en les mettant vis à vis des lettres qui representent chaque chorde, par exemple la tablature precedente sera ainsi marquée ; de sorte que les chansons & les pieces de Musique peuuent estre exprimées en peu d'espace, quoy qu'il soit necessaire de marquer les temps de chaque nombre ou lettre, soit par notes, ou autrement. Certes si les instrumens sont prisez à proportion qu'ils imitent mieux la voix, & si de tous les artifices on estime d'auantage celuy qui represente mieux le naturel, il semble que l'on ne doit pas refuser le prix à la Viole, qui contrefait la voix en toutes ses modulations, & mesme en ses accents les plus significatifs de tristesse & de ioye : car l'archet qui rend l'effet dont nous auons parlé, a son trait aussi long à peu prez que l'haleine ordinaire d'vne voix, dont il peut imiter la ioye, la tristesse, l'agilité, la douceur, & la force par sa viuacité, par sa langueur, par sa vistesse, par son soulagement, & par son appuy : de mesme que les tremblemens & les flatteries de la main gauche, que l'on appelle la main du manche, en representent naïfuement le port & les charmes.
Et si l'on dit que l'Orgue, la Musette, la Flute, &c. peuuent fournir vne tenuë & continuité beaucoup plus longue que la Viole, l'on peut respondre qu'à cela pres, & à quelques mignardes cadences, ils manquent de tout le reste, & qu'il n'est pas possible de mesnager leur vent en telle sorte qu'ils puissent rendre l'effet que nous venons de dire. Et si l'on allegue le Luth, la Harpe, l'Epinette, &c. i'aduouë qu'ils ont aucunement le mignard effet de la Viole, mais auorté, pour n'auoir pas le moyen d'obseruer les tenuës. Quant au Violon & à la Lyre moderne, on peut les appeller imitateurs de la Viole, comme ils le sont de la voix : mais ils ne l'esgallent pas, car le Violon a trop de rudesse, d'autant que l'on est contraint de le monter de trop grosses chordes pour esclater dans les suiets, ausquels il est naturellement propre : & si on le monte comme la Viole, il n'en sera different qu'en ce qu'il n'a point de touches.
[Chanterelle - Seconde - Tierce - Quarte - Cinquiesme - Sixiesme]


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[…] Si nous considerons, que les effects susdicts [de la musique] doiuent estre raportez aux Modes, ou [comme aucuns disente)aux Tons de Musique, comme à la partie principale, & à la cause formelle de la musique; combien deuons nous estimer d’auantage les Modes ou Tons […], lesquels proprement & essentiellement produisent lesdits effects?
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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Comme aux corps naturels, l’ame est le commencement & la cause de tous mouuements naturels: ainsi […] au corps de Musique, la Mode est le commencement & la source de tous les effects & operations d’icelle: d’autant que c’est la partie formelle de la musique […] & partant a plus de force, & puissance, les moye (n) s plus propres, & plus excellents, pour attirer avec plus d’efficace les cœurs & affections des hommes (en quoy consiste le principal effect de la musique) que nulle autre partie d’icelle.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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C’est ceste partie [le mode]diuine (comme dict Ciceron tertio de Oratore) qui penetre iusques a l’ame, rauit les esprits, change les affections; en somme, c’est elle qui produit les effects admirables, qui se lisent & racomptent de la musique.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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[…]les ancie[n]s ont tousiours deferé aux Modes toute la force de la Musique. Ce que font aussi les autheurs plus modernes […] qua[n]t ils attribue[n]t à chacune Mode sa qualité & son effect particulier.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
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[…] toute l’eschole des Musiciens ne resonne & ne vous bat les oreilles d’autre chose plus souuent, que de la qualité, nature, & effect des Modes de Musique: L’vne est graue, l’autre legere; & ainsi, selon leur diuerse qualité, plaisent aussi à diuers, suyua[n]t les diuerses humeurs & co[m]plexions des personnes.
Maillart, Les tons ou discours, sur les modes de musique et les tons, 0, Epître dédicatoire
